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ITyPA 3, nous voilà !

Promesse de belles rencontres, d’ouverture sur le monde – numérique mais pas que – de voyage dans la francophonie, bref d’aventures passionnantes, ITyPA concocte sa saison 3. Pour un démarrage en octobre, soyons sur les starting blocs début septembre pour l’inscription, et en attendant, on peut toujours suivre sur le blog les nouvelles qui nous sont distillées.

C’est par là que ça se passe… http://itypa.net

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C’est l’histoire d’un MOOC …

D’un MOOC, heu, normal le MOOC. Passe que y’a deux sortes de MOOC …

Le nôtre (et oui, après 9 semaines, c’est devenu NOTRE MOOC !), c’est un cMOOC, de la sorte « connectiviste », où chacun apprend des autres, où l’on met en pratique le fameux « à plusieurs, on est plus intelligents » (rien que pour faire mentir Brassens), où, même si on est régulièrement secoués par les événements, il fait bon apprendre.

Pourquoi secoués ? Parce que c’est déroutant de se rendre compte que les pratiques auxquelles on était habitués sont devenues obsolètes, que le monde change et que si on ne l’écoute pas, on restera au bord de la route (ou sur le pont de l’Alma sans ses lunettes, à regarder couler la Loire …) De toute façon, il paraît (le MOOC me l’a redit) que pour apprendre, il faut avoir été déstabilisé.

Déstabilistation cognitive pour avoir ensuite la récompense de l’apprentissage – endorphine, merci mon cerveau, et comprenez pourquoi on devient accro ! Je peux dire, en accord avec les neurosciences, que je me suis fait plaisir, depuis le début du mois d’octobre …

Plaisir d’apprendre, certes – creuser les questionnements pédagogiques en faisant un tour par la neuroéducation, en découvrant les jeux-cadre de Thiagi (merci Bernard) et les intelligences multiples développées par Howard Gardner, en faisant son monsieur Jourdain avec les « flipped classroom » présentées par Marcel Lebrun – et tisser des liens sur mon sujet d’étude actuel, la troisième révolution industrielle de Jérémy Rifkin. Mais aussi plaisir de jouer avec les applications du web, et surtout, plaisir des rencontres, fussent-elles virtuelles, avec les compagnons de route du MOOC au détour d’une page commune ou d’un commentaire, et avec les partageux du savoir qui laissent à découvrir librement leur réflexion sur Internet.

Petit regret, celui de n’avoir pas pu plus embrasser, faute de temps et d’efficacité sans doute aussi.

En tout cas, ravie d’avoir participé à l’aventure ! Merci à tous.

bulles


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Comment sortir de sa bulle ?

Et pan, encore une grande claque !

J’ai intercepté une réflexion de Jean-Marie Gilliot sur les « bulles de filtre » lors de la 6ème séance synchrone : voilà je pense la vidéo TED à laquelle il a fait allusion – une intervention de Eli Pariser.


Google, Facebook et autres algorithmes qui nous entourent réduisent insidieusement notre champ d’investigation.

D’un côté, quand on parle d’infobésité, cela pourrait sembler efficient puisque l’information qui nous parvient semble correspondre à nos besoins. Mais la liberté ne serait-elle pas de nous laisser seuls juges ? Et à quel moment la bulle se referme-t-elle sur nous ? Et comment crever la bulle ?

Si l’apprentissage, c’est « faire du lien », qu’est-ce qu’Internet va nous faire apprendre ? Comment l’internaute non averti pourra développer son esprit critique s’il ne trouve rien qui le contredise ? Et la sérendipité, alors ?

La solution : tous aux cyber-cafés ? 😉

Autre phénomène (je retarde d’une semaine, mais je n’avais pas la connexion, ces jours derniers …), plus évident mais pas moins agaçant quand on fait de la veille en amateur, c’est le renvoi d’information systématique (re-tweet, re-scoop, etc). Certes, il est louable de partager les « bons plans », mais quand vous recevez la même information 5 fois sur la même page, vous pouvez vous dire que vous avez mal construit votre veille : il est peut-être temps de faire du ménage dans vos abonnements – voire dans vos mots-clé (je sais de quoi je parle !)

Alors cette info, renvoyée 5 fois, elle doit être sacrément intéressante, quand même ? Pas toujours. Et puis je me méfie du buzz. Ce n’est pas la popularité qui fait la qualité – encore un piège des algorithmes évoqués plus haut ?

Twitter n’est pas l’outil que je pratique le plus – je n’y ai pas mordu. Pourtant, à lire F. Bon et ses 26 remarques (de a à z) sur son utilisation, c’est bien tentant !


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Une bonne vieille veille (jusqu’au bout de la nuit)

Pas facile à prononcer, hein ?

La veille : et pourquoi, d’abord ?

Se tenir au courant d’un sujet, c’est ce qui semble le plus évident. A priori, la veille permet de récupérer des actualités, des nouveautés.

Mais pour l’avoir pratiquée, il me semble que cela va plus loin : cela permet de trouver de l’information déjà évaluée, voire commentée par des experts, donc de gagner en efficacité. A condition bien sûr d’avoir soigneusement choisi ses sources de veille.

Et puis, de fil en aiguille, cela permet aussi de pointer les ressources de référence, les incontournables qui s’étaient perdus dans le magma googlien, les pépites enfouies qui ressurgissent de temps à autre ou qu’on exhume d’un site qui revient de façon récurrente dans sa veille.

Donc on peut pratiquer une veille pour soi-même, dans le cadre du travail ou par simple curiosité, ou bien pour partager (la fameuse curation !)

La veille : maintenant, le comment

De même qu’on croise ses sources d’information, on croise ses sources de veille. Et là si on veut être efficace (et ne pas se laisser submerger) il faut prendre un peu de temps pour bien les sélectionner. Ce tri se fera, comme pour la recherche d’information, en fonction de ses besoins (pertinence par rapport au sujet étudié, niveau d’expertise attendu).

Les lettres de diffusion : facile de se faire une idée, on peut en général consulter les archives et voir si cela correspond à ses besoins et ses exigences. Il faut bien sûr se faire une bonne idée du site qui propose cet abonnement : quel est son domaine d’intervention, quel public vise-t-il, est-il neutre ou déclare-t-il ses opinions, quelle est l’expertise de ses auteurs …

Les flux RSS : on peut facilement s’abonner et vérifier la pertinence des ressources proposées (immédiatement ou sur quelques jours) – puis garder ou non. Il faut avoir avoir évalué la source, comme précédemment. Si c’est un blog, qui est l’auteur, en quoi ses billets vont-ils retenir mon attention (peut-être commente-t-il des ressources de façon éclairante, dans le champ qui m’intéresse ?) Les podcasts et vidéocast sont des flux RSS, je les mets dans le même panier.

Outils de partage de signets (pearltrees, delicious, diigo) : permettent de rebondir d’un sujet à un autre pour y cueillir ce qui attire l’attention (là se joue bien le jeu de la sérendipité) ; difficile de se faire une opinion sur les auteurs, il faut évaluer toutes les ressources proposées – au bout d’un certain temps, on peut quand même savoir si on a vraiment des visées communes … Twitter permet aussi de se tenir au courant des nouveautés, à condition de bien choisir ses abonnements.

Outils d’automatisation (scoop.it, netvibes, google alerte) : vont scanner les nouveautés sur les mots-clé fournis, dans … on ne sait pas trop quoi. Gros travail de purge, donc, au moment où on lève les filets.

Outils de recherche … les moteurs, tout simplement : je ne parlerai pas de Google – trop évident, mais peut être deTopsy (http://topsy.com/) qui propose des filtres intéressants. Et bien sûr Twitter sur le champ de recherche.

La veille, et après ?

Soit on reste « perso » et qu’on exploite pour soi-même, on gère ses signets (voir ce diaporama proposé par l’URFIST de Rennes sur la gestion des signets) ; mais le web2.0 nous a appris à partager, alors, on « curationne » – consciemment ou par défaut (par paresse ? par négligence ? – là, je parle pour moi !)

Tant qu’à faire, il faudrait optimiser, c’est à dire commenter les ressources qu’on a estimé dignes d’être gardées – ne serait-ce que pour soi, quand on reviendra sur la cueillette (histoire de savoir ce qu’on avait en tête quand on a décidé de mettre de côté) : quelques indices qui rappellent l’origine de la ressource (institutionnelle ? personnelle ? autre ? nom de l’auteur ?) et pourquoi pas deux mots de l’utilisation qu’on pourrait en faire.
Ne pas se contenter – voire se méfier – des commentaires posés par défaut (= première ligne de la page, description donnée dans les meta-tags, doublonnage du titre …)
Choisir avec soin ses tags, fameux mots-clé qui permettent de trier – quand c’est possible, bien sûr.  Ce n’est pas si évident : un mot trop générique n’est pas plus pratique qu’un mot trop spécifique. Surtout quand on arrive à 3000 signets …
La date est en général prise en charge par l’outil qu’on utilise.

La diffusion sélective d’information : pas de grosse machine pour moi, tout avec mes petites mains, ma veille et mes listes de diffusion. Bon, en même temps, elle est extrêmement réduite, ma DSI ! (Quelques collègues par ci par là, et même pas régulièrement …)

Voilà. C’est ma maigre expérience d’amateur. Pour une typologie des outils de veille et une analyse exhaustive, voir les professionnels de la chose – du côté par exemple des URFIST (il y en a 7 – en lien sur leur blog commun).


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Les compétences info-documentaires

Pas de recherche efficace sans un réel besoin d’information et d’un objectif d’utilisation. (Et la sérendipité, vous me direz ? je vous vois venir … Dans ce cas, le besoin procède de la curiosité insatiable de l’internaute fouineur, qui trouvera bien une utilisation à sa trouvaille, je vous connais, je suis pareille.)

Au fil de mes recherches, notamment sur les sites des URFIST, des profs doc et autres universités francophones, j’ai construit un petit schéma du moteur à 4 temps de la recherche documentaire :

  • accéder aux informations
  • les mémoriser, les compiler
  • les hiérarchiser (travail de l' »expert » critique qu’il faut devenir …)
  • les utiliser, produire

Accéder aux informations : il faut savoir qu’elles existent ! Après, où et comment les trouver, on a plein d’outils et d’astuces dans toutes les bonnes méthodologies proposées ici et là. Et la veille … on en reparle !fq

Les mémoriser : voilà qu’interviennent les applications en ligne déjà largement évoquées sur ITyPA pour compiler, organiser et commenter ses signets. (Delicious, Diigo, …)

Les hiérarchiser : c’est là, à mon sens, le cœur du travail, le plus difficile, le plus important, peut-être le plus générateur d’apprentissage. Cela suppose d’avoir pris connaissance de la ressource et d’y avoir trouvé un intérêt puisqu’on l’a gardée (pertinence par rapport au besoin d’information). Mais il faudra aussi l’interroger sur sa qualité pour lui accorder ou non sa confiance. Il est là, le travail de l’expert. De l’expert dans son domaine, qui pourra juger du contenu, des idées présentées, des références proposées. De l’expert info-documentaire qui saura trouver l’origine de la ressource, les auteurs et leur point de vue éventuel, la fraîcheur de l’information, le contexte environnemental – bref, se faire une idée de sa fiabilité. Toute cette trituration nécessite un travail d’appropriation – ne serait-ce que pour croiser les sources et comparer les documents obtenus qui met en place les connaissances.

Reste à produire ce pour quoi on faisait la recherche. Mettre en forme, mettre en mots, synthétiser, créer … et renvoyer l’info dans la machine :-)) Avec quelques délicatesses pour les prochains : annoncer ses intentions de publication (je partage des connaissances – d’autres vendent, certains veulent vous convaincre et d’aucuns souhaitent simplement se montrer …) et dire qui on est – ça évite moult recherches parfois hasardeuses.