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Droits de publication en classe de 3ème

Je copie ici un article écrit pour le MOOC elearn² : je ne peux pas y ajouter d’image comme je le veux…

Je propose ce mini parcours aux élèves de 3ème depuis quelques années, en préalable à un travail de recherche pour un exposé oral ; le  but est de les sensibiliser aux droits de publication d’une part, et de leur permettre de s’approprier une méthode de prise de notes d’autre part :

Cette année, la prise de notes de fait sous forme de carte heuristique (c’est la troisième de l’année : la première était construite avec eux autour de leur curriculum vitae ; la seconde en partie guidée – sur la Netiquette que je présente à partir d’une étude de cas).
1 Consignes : Les élèves sont 2 par ordinateur et ont pour consigne de lire le texte proposé et prendre des notes en n’écrivant que des mots-clés reliés entre eux, puis de faire le test en négociant les réponses. Ils doivent ensuite vérifier la justification des réponses – qui n’est pas toujours la même que la leur ! – et compléter leurs notes éventuellement.
2 Débat et synthèse : Quand ce travail est terminé, ils auront repéré ce qui n’est pas clair pour eux et un débat est organisé pour commenter ces points. Une synthèse leur permet de corriger ou compléter leur carte.
3 Révisions : Un contrôle est annoncé pour la semaine suivante : je leur demande de revoir leur carte pour y mettre de la couleur et des dessins s’ils le souhaitent. Je leur laisse le lien sur le parcours sur leur cahier de texte électronique.
4 Contrôle et analyse réflexive : Le contrôle a pour but (annoncé) de vérifier la compréhension ET la prise de notes : ils ont donc leur carte à disposition pour répondre à 5 questions et justifier leurs réponses. Je leur rend leur copie évaluée et dûment annotée ; s’ensuit une analyse de leur travail. Ils répondent par écrit aux questions :
– ce qui fait que j’ai réussi
– ce qui m’a manqué pour réussir
– ce que je peux réinvestir – dans quel contexte
Constats : c’est une activité qui plaît parce qu’elle est simple et courte, elle présente un contenu qui les touche de près et les fait s’interroger, elle autorise l’échange verbal entre pairs et avec le professeur – et le contrôle est généralement réussi. Sur mes 5 classes de 3ème, des troubles des apprentissages ont été diagnostiqués pour 4 élèves. Ces 4 élèves ont obtenu 2 à 2,5 points au dessus de la moyenne de leur classe.
Sur les analyses, j’ai repéré des réflexions intéressantes (voir sur Carte mentale et trouble des apprentissages )
droits_publication
NB : Cet exercice fait suite – il est en partie imbriqué – à un travail de découverte de l’ENT (environnement numérique de travail) dans lequel les élèves ont accès, par un identifiant unique, à l’application de vie scolaire (notes, absences, bulletins, etc.), à leurs dossiers personnel et partagés, à la plateforme d’e-learning mise à leur disposition et à une messagerie interne dont il faut apprendre le bon usage : voir sur http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_10323600/fr/messagerie-et-netiquette .


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Carte mentale et trouble des apprentissages

… Suite de l’article précédent, parce que j’ai rencontré les parents des classes de 3ème hier.

J’ai voulu quand même quantifier la plus-value de la carte mentale pour mes élèves à l’apprentissage contrarié : tout simplement sur les notes obtenues à ce fameux contrôle (en 3ème, il faut avoir des moyennes chiffrées pour le brevet…) Les 3 élèves repérés officiellement, pour lesquels nous avons reçu des consignes d’accompagnement de la scolarité, ont obtenu 2 à 2,5 points de plus que la moyenne de leur classe.

Obligés de travailler bien plus que les autres pour obtenir habituellement de maigres résultats, je les ai vus s’étonner, s’épanouir, être fiers d’eux.

« J’avais tout retenu, je n’ai pas eu besoin de mes cartes pendant le contrôle » – m’a dit Rizlane.

Quand j’ai annoncé le 20 de Sara, les autres ont applaudi (c’est des sympas, dans cette classe… et des tout bons, en plus).

L’analyse réflexive de son travail est un exercice difficile – j’ai poussé quelques uns à aller au bout. Ils l’ont fait sans rechigner, et même surpris par ce qu’ils comprenaient de leur propre fonctionnement.

analyse_controle

Quant aux parents, ils se sont montrés curieux, intéressés, preneurs pour leur propre compte pour certains. Voilà autant d’arguments qui m’encouragent à continuer !


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Expérience « cartes mentales en 3ème »

Après avoir tourné-viré autour, cartographié des conférences et des cours – ceux des autres – puis élaboré les miens, comparé divers outils, testé timidement en classe, j’ai décidé cette année de faire un usage massif des cartes mentales avec mes élèves de 3ème (en technologie).

Et voilà où j’en suis, à la 7ème semaine de cours :

  • Premier jour, une carte très guidée pour se présenter – elle sert maintenant pour écrire son CV – puis
  • Une prise de note accompagnée sur une étude de cas à propos de la Nétiquette (avec support visuel au vidéo projecteur) – suivie, je vous rassure, de la mise en pratique par la prise en main de la messagerie interne à notre ENT (environnement numérique de travail).
  • Une autre prise de notes, libre cette fois, sur un cours en ligne (ponctué de QCM avec feedback dans la foulée) concernant les droits de publication (pas folichon, certes, mais bien utile pour mettre les choses au point avec nos chers « digital naïves » d’adolescents – le moment de regroupement donne lieu à des débats animés 🙂

Ces deux dernières cartes ont été complétées – voire corrigées – avec mon cours (prêté sur papier) et lors de la synthèse. La consigne était de les reprendre à la maison pour y mettre de la couleur, donner du poids à certains mots, mettre en évidence des liens – ce qui a été plus ou moins fait. Le contrôle qui s’en est suivi s’est déroulé avec les cartes sous les yeux. Il a bien été précisé que l’évaluation portait sur la compréhension du cours ET sur l’efficacité de la prise de notes.

  • Dernière carte de cette séquence : une analyse de ses résultats (ce qui a fait que j’ai réussi ; ce qui m’a manqué pour réussir ; ce que je pourrai réutiliser ailleurs – dans quelles circonstances). Moment intéressant autant pour les questions qui ont été posées que pour les réponses qu’ils ont notées. La place de la carte dans leur projet de réinvestissement n’est pas négligeable ! Ceux qui avaient retravaillé pour mettre de la couleur ont déclaré ne plus en avoir eu besoin pour répondre aux questions du contrôle.

Constat au passage : les élèves signalés comme présentant des troubles des apprentissages ont été parmi ceux qui ont le mieux réussi… (j’en ai eu la liste aujourd’hui, et j’ai vérifié.)

  • Exercice en cours : construire une carte pour s’approprier le « cahier des charges du CV » (un peu longuet – exprès) qu’il faudra colorier au fur et à mesure de l’avancée de la réalisation.

Pour le moment, tout se fait sur feuille – il n’y a pas un ordinateur par élève dans la classe. Et puis à la main, c’est bien aussi !

Après, on attaque les choses sérieuses : travail collaboratif sur un exposé oral… Je n’ai pas choisi l’outil – mais ce sera du gratuit de toute façon (framindmap ?)

Crédit image : une carte mentale de Marco Bertolini – grand spécialiste à découvrir sur son blog Formation 3.0 (par exemple …)