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De l’ « intelligence collective » avec Thanh Nghiem

Lu un article sur cdurable.info qui donne bien envie de lire l’ouvrage référencé …

« Notre société laisse de moins en moins de place au rêve, à l’interprétation, à ce qui singularise l’individu. Nous vivons dans des décors en carton où le factice maquille le réel, étouffant dans des cases remplies d’insignifiant. Mais, à l’instar des prodiges collaboratifs du Web 2.0, la machine c’est nous. Les penseurs d’hier et les passeurs d’aujourd’hui nous enjoignent d’apprendre à apprendre. Universités populaires, campus alternatifs, nomades en connexion planétaire, bazars du libre, de multiples formes d’auto-organisation du savoir voient le jour. Nous sommes appelés à être tous de perpétuels étudiants-enseignants-chercheurs. C’est dans cette mouvance émancipatrice que le durable pourra devenir un processus du bon sens tout au long de la vie. »

Des abeilles et des hommes – Thanh Nghiem


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Comment sortir de sa bulle ?

Et pan, encore une grande claque !

J’ai intercepté une réflexion de Jean-Marie Gilliot sur les « bulles de filtre » lors de la 6ème séance synchrone : voilà je pense la vidéo TED à laquelle il a fait allusion – une intervention de Eli Pariser.


Google, Facebook et autres algorithmes qui nous entourent réduisent insidieusement notre champ d’investigation.

D’un côté, quand on parle d’infobésité, cela pourrait sembler efficient puisque l’information qui nous parvient semble correspondre à nos besoins. Mais la liberté ne serait-elle pas de nous laisser seuls juges ? Et à quel moment la bulle se referme-t-elle sur nous ? Et comment crever la bulle ?

Si l’apprentissage, c’est « faire du lien », qu’est-ce qu’Internet va nous faire apprendre ? Comment l’internaute non averti pourra développer son esprit critique s’il ne trouve rien qui le contredise ? Et la sérendipité, alors ?

La solution : tous aux cyber-cafés ? 😉

Autre phénomène (je retarde d’une semaine, mais je n’avais pas la connexion, ces jours derniers …), plus évident mais pas moins agaçant quand on fait de la veille en amateur, c’est le renvoi d’information systématique (re-tweet, re-scoop, etc). Certes, il est louable de partager les « bons plans », mais quand vous recevez la même information 5 fois sur la même page, vous pouvez vous dire que vous avez mal construit votre veille : il est peut-être temps de faire du ménage dans vos abonnements – voire dans vos mots-clé (je sais de quoi je parle !)

Alors cette info, renvoyée 5 fois, elle doit être sacrément intéressante, quand même ? Pas toujours. Et puis je me méfie du buzz. Ce n’est pas la popularité qui fait la qualité – encore un piège des algorithmes évoqués plus haut ?

Twitter n’est pas l’outil que je pratique le plus – je n’y ai pas mordu. Pourtant, à lire F. Bon et ses 26 remarques (de a à z) sur son utilisation, c’est bien tentant !


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Thème de travail : trouvé !

Voilà, j’avais plusieurs fils à tirer, j’en ai choisi un, en rapport avec mon boulot – histoire d’être un peu efficace.

En tant que prof de technologie, cela fait quelques années que j’avais perdu le sens de ma discipline – et beaucoup de ma motivation. Rien de pire quand on est devant des ados ! Heureusement, j’ai eu l’occasion d’axer mon travail sur les TICE* (voir le Glossaire des mots tordus :-))  et de faire de la formation …

Et puis un collègue a parlé avec enthousiasme du bouquin de Jérémy Rifkin – la troisième révolution industrielle. Je l’ai acheté et je suis en train de le lire. Moi qui adore la science fiction, je suis servie !

Sauf qu’en filtrant l’actualité avec les mots clé « révolution technologique rifkin », je me rends compte qu’elle est déjà bien en marche …

«Les grandes révolutions économiques de l’histoire se produisent quand de nouvelles technologies des communications convergent avec des nouveaux systèmes d’énergie».
Internet partagé et les énergies renouvelables : bingo !

Recoupements avec mes recherches (professionnelles) sur les « innovations technologiques » (et notamment l’impression 3D), les constructions à énergie positive, les moteurs à hydrogène, l’éco-conception (vaste sujet étudié dans les actuelles filières STI2D au lycée), et bien sûr les réseaux sociaux et l’apprentissage « latéral ». Le « récit » proposé par J. Rifkin fait du lien entre tous ces sujets et donne enfin du sens à l’ensemble.

Du coup, la technologie a retrouvé du goût et j’ai envie d’en savoir plus. Je mets la machine en route et je lis, et je croise :

  • Une recherche avec Google et Ixquick
  • Une cueillette sur Twitter
  • Un Scoop.it
  • ,Une perle à mon perltrees
  • Ce blog (mes devoirs de vacances)
  • Un post sur ma liste de discussion professionnelle
  • Une Xmind

Et vous ?


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Apprendre par le numérique dans et hors l’école

Conférence donnée par André Tricot, professeur à l’université Toulouse le Mirail lors des mardis de l’ORME à Marseille (en avril 2012).

L’enregistrement sonore et le diaporama sont accessibles sur le site de l’ORME.

André Tricot explique la différence entre les connaissances primaires (qui s’acquièrent sans effort) et les connaissances secondaires (coûteuses – nécessitant un enseignement, et s’appuyant sur les connaissances primaires).

Il s’interroge sur le statut des apprentissages des technologies de l’information par nos « digital natives » : de moins en moins coûteuses par des pratiques quotidiennes et une motivation certaine, les connaissances qui en découlent seront-elles primaires ? Quelles seront alors les connaissances secondaires qui viendront s’appuyer dessus ? (Il nous disait avec humour qu’il avait hâte d’être à dans 10 ans pour voir ça … je ne sais pas si ça a été enregistré).


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Les compétences info-documentaires

Pas de recherche efficace sans un réel besoin d’information et d’un objectif d’utilisation. (Et la sérendipité, vous me direz ? je vous vois venir … Dans ce cas, le besoin procède de la curiosité insatiable de l’internaute fouineur, qui trouvera bien une utilisation à sa trouvaille, je vous connais, je suis pareille.)

Au fil de mes recherches, notamment sur les sites des URFIST, des profs doc et autres universités francophones, j’ai construit un petit schéma du moteur à 4 temps de la recherche documentaire :

  • accéder aux informations
  • les mémoriser, les compiler
  • les hiérarchiser (travail de l' »expert » critique qu’il faut devenir …)
  • les utiliser, produire

Accéder aux informations : il faut savoir qu’elles existent ! Après, où et comment les trouver, on a plein d’outils et d’astuces dans toutes les bonnes méthodologies proposées ici et là. Et la veille … on en reparle !fq

Les mémoriser : voilà qu’interviennent les applications en ligne déjà largement évoquées sur ITyPA pour compiler, organiser et commenter ses signets. (Delicious, Diigo, …)

Les hiérarchiser : c’est là, à mon sens, le cœur du travail, le plus difficile, le plus important, peut-être le plus générateur d’apprentissage. Cela suppose d’avoir pris connaissance de la ressource et d’y avoir trouvé un intérêt puisqu’on l’a gardée (pertinence par rapport au besoin d’information). Mais il faudra aussi l’interroger sur sa qualité pour lui accorder ou non sa confiance. Il est là, le travail de l’expert. De l’expert dans son domaine, qui pourra juger du contenu, des idées présentées, des références proposées. De l’expert info-documentaire qui saura trouver l’origine de la ressource, les auteurs et leur point de vue éventuel, la fraîcheur de l’information, le contexte environnemental – bref, se faire une idée de sa fiabilité. Toute cette trituration nécessite un travail d’appropriation – ne serait-ce que pour croiser les sources et comparer les documents obtenus qui met en place les connaissances.

Reste à produire ce pour quoi on faisait la recherche. Mettre en forme, mettre en mots, synthétiser, créer … et renvoyer l’info dans la machine :-)) Avec quelques délicatesses pour les prochains : annoncer ses intentions de publication (je partage des connaissances – d’autres vendent, certains veulent vous convaincre et d’aucuns souhaitent simplement se montrer …) et dire qui on est – ça évite moult recherches parfois hasardeuses.


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Taxonomie des processus cognitifs d’Anderson et de Krathwohl

Cet article est une prise de notes sur la ressource embarquée ci-dessous ; je le relie au premier processus « mémoire ». La prise de notes me permet en effet de mémoriser.

Judith Cantin, conseillère pédagogique en intégration des TIC à la CSSMI

Récupération de la taxonomie de Blum (1956) pour la mettre au goût du jour (en 2001).

  • Les 6 processus cognitifs (habiletés inclusives) :
  • mémoriser (mémoire à long terme : enregistrer et restituer)
  • comprendre (expliquer, comparer, donner des exemples, traduire, interpréter)
  • appliquer (aller du général au particulier, sélectionner et transférer des données)
  • analyser (distinguer, classer, mettre en relation entre différents éléments d’un concept)
  • évaluer (estimer, critiquer, porter un jugement selon des normes ou des critères énoncés)
  • créer (Concevoir, intégrer, remanier des idées pour un produit nouveau)

Le 3 derniers processus sont peu exploités à l’école. Ils permettent pourtant d’ancrer la connaissance.

4 types de connaissances :

  • factuelles (vocabulaire, symboles, faits)
  • conceptuelles (mise en relation de faits, d’éléments)
  • procédurales (accomplissement d’une tâche)
  • méta-cognitives (influencent le plus l’apprentissage ! connaissance du fonctionnement de son propre apprentissage, de ses stratégies, ses habiletés)

 

Exploitation en classe : cibler les étapes à mettre sur le chemin de l’élève pour l’amener à atteindre le processus visé (balisage possible sur les processus antérieurs pour les élèves en difficulté – mais aussi tâche complémentaire pour les meilleurs).

Voir http://recit.org/bloom


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Les sujets à creuser

Trouvés au fil des veilles, des recherches, des lectures (sérendipité, quand tu nous tient !)

Mon point de départ, c’est ce qui tourne autour de l’apprentissage.

  • C’est sur Scoop.it que je mène une veille en ce moment (http://www.scoop.it/t/apprentissage-et-numerique) à partir des mots : RPA, apprentissage, e-learning, pédagogie. La moisson est abondante chaque jour, le tri parfois un peu trop rapide, et (shame on me) le commentaire personnel quasi inexistant … pourtant, je sais que c’est par là qu’il faudrait commencer « l’appropriation » : mon idée de la veille, je vais la donner dans un autre article, du coup.
  • Par cet outil, je peux suivre les cueillettes de Scoopeurs qui tournent autour du même thème. J’ai aussi mes veilles par lettres de diffusion (dont celle d’ITyPA) et flux RSS qui remplissent le panier (qui devient obèse, le panier, j’ai plutôt besoin d’une charrette, en ce moment !)
  • Je range les signets dans Delicious – pages à relire, et celles qui peuvent m’entraîner sur tout un site à explorer (je tague « apprentissage » : http://delicious.com/sarto/apprentissage)
  • Et puisque c’est ITyPA qui m’a forcée à formaliser cette quête, j’ai sur mon disque un dossier ITyPA dans lequel je télécharge des documents de référence.
  • Ensuite, lecture, relecture (pour moi qui n’ai pas de mémoire, il faut même des prises de notes), les fameuses « mises en relation » qui mènent à penser qu’on a compris – mais a-t-on compris ce qu’il fallait ? Là est sans doute l’intérêt de partager ses réflexions : merci ITyPA de nous donner cette opportunité de confrontation (jamais je n’aurais publié autrement ces balbutiements qui me semblent bien nombrilistes et privés …)
  • Dernière étape, le test en vraie grandeur : puisque je suis une vieille prof qui peut se permettre de prendre des risques (du genre : « ce trimestre, je n’évalue pas avec des notes » …), je mets en pratique. Mais ça, c’est une autre histoire !

Au fil des cueillettes, j’ai quand même mis de côté quelques fruits appétissants que je me réserve d’examiner de plus près dès qu’on mettra plus de 24 heures dans la journée (ben oui, justement cette nuit … :-)) – en vrac, au hasard :

  • Les intelligences multiples
  • Les règles de communication
  • Les webdocumentaires
  • La troisième révolution industrielle (Jérémy Rifkin)


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Le MOOC et le modèle d’apprentissage de M. Lebrun

Tiré du Blog de Marcel Lebrun

Comment passer le MOOC ITyPA au crible des 5 facteurs ce « modèle pragmatique d’apprentissage » ?

Production (Projet, but) : l’EPA – le créer, le compléter, avoir dessus un regard réflexif, le dépouiller, l’optimiser … du grain à moudre pour chacun !

Information : les outils, leur pertinence, la façon de les utiliser ; les expériences des uns et des autres – chacun est pourvoyeur de ces informations.

Activités : se frotter à tout ça, tester, plonger et brasser avec énergie.

Interaction : ben, ça, on n’en manque pas !!! Je retrouve ITyPA à tous les coins de web.

Quant à la motivation, chacun des quelques 1000 participants a évidemment trouvé la sienne …

Voilà donc un cours qui devrait véritablement générer de l’apprentissage !


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SAE et TICE

Oui, on est bien dans l’enseignement pour se gargariser d’acronymes abscons ;-))

SAE = situations d’apprentissage et d’évaluation (voir les travaux de R Bibeau – sur l’epi en 2006 : http://www.epi.asso.fr/revue/articles/a0701a.htm#Note9 et site de l’esbi – université de Montréal : http://www.ebsi.umontreal.ca/jetrouve/projet/tic.htm)

TICE : technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement

Bibeau décompose les SAE en 5 étapes :

Première étape : s’engager dans le projet ou l’activité (identifier, trouver l’inspiration, prendre connaissance du problème, explorer, se faire une idée).

  • Cartes mentales (Freemind), thésaurus, encyclopédies

Deuxième étape : identifier les sources d’information et amener l’élève à identifier ses ressources personnelles, échanger sur ses connaissances antérieures.

  • Cartes mentales, forums, chats, messagerie, listes de diffusion, réseaux sociaux, visio-conférence, dossiers d’échanges (Espar – Moodle)

Troisième étape : investiguer, préciser, mettre en perspective, recueillir l’information et l’interpréter.

  • Outils de recherche sur Internet (moteurs, annuaires, portails …), gestion des signets et veille (navigateur, Netvibes, Twitter, Diigo), prise de notes, utilisation (voire acquisition) de textes, d’images, de sons, de vidéos, de données numériques (matériels numériques : APN, scanner, baladeur, enregistreur, caméra, ExAO, écran, vidéoprojecteur, TBI – logiciels : Cdex, VLC, DownloadHelper, et Zotero)

Quatrième étape : créer, manipuler, structurer, organiser et traiter l’information.

  • Traitement de textes, d’images, de sons, de vidéos, de données numériques, utilisation de simulateurs, programmation (Traitement de textes + correcteur d’orthographe et dictionnaires, Photofiltre, Audacity, Tableur-grapheur, logiciels dédiés à la discipline, jeux sérieux.)

Cinquième étape : partager, justifier ses choix, échanger l’expérience de création, exposer, communiquer, présenter son travail, son document unimédia ou multimédia et compléter l’évaluation formative

  • Réalisation de dossiers, d’affiches, de présentations, de sites (ou CMS, ou blogs, ou wikis), de e-book, de vidéos (et changement de formats), de bandes son, utilisation et/ou réalisation d’exerciseurs, de tutoriels (matériel : TBI, visualiseur, boîtiers de vote – logiciels : traitement de « texte long », PréAO, PAO, Didapages, Windows Movie Maker, Format Factory, Hot Potatoes, Wink.)

NB : les logiciels proposés sont gratuits et si possible portables (exécutables depuis une unité de stockage amovible, comme une clé USB) ; à retrouver sur http://www.netvibes.com/tice-meef#Outils (+ compilation de tutoriels associés).