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Rechercher sur Internet : aiguiser son esprit critique

2 Commentaires

Opinion ou information factuelle ?
Popularité ou expertise scientifique ?
Croyance ou savoir ?

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1 L’objectivité de l’auteur

La relation d’un événement peut elle être objective ? N’est elle pas influencée par la personnalité de celui qui raconte ? Par les conditions dans lesquelles il a eu accès à cette information ? Par le support sur lequel il délivre cette information ?
Il faudrait croiser ses sources, remonter aux faits, et surtout comprendre qui a écrit,  quelles sont son expertise,  sa renommée,  ses allégeances, pour qui il a fait son article, quelle était son intention en publiant son papier… (« Qui parle ? D’où il parle ? Pourquoi il parle ? » Odile Chenevez – De la R2I à l’enquête sur Internet : à partir de la page 7)
Une opinion peut être une réponse pertinente à sa recherche : il s’agit en tout cas de savoir d’où vient l’information et de la traiter en connaissance de cause. (voir la présentation d’Alexandre Serres, infra)

2 La véracité de l’information

Où se situe la vérité ? Existe-t-elle ?
On parle de « sagesse populaire » : quel rapport à la vérité ? L’expertise scientifique est reconnue à des chercheurs qui expérimentent selon des protocoles rigoureux. On peut trouver certaines de leurs conclusions sur des sites institutionnels, souvent ceux des universités, ou dans des revues spécialisées.  Voir l' »information grise » , pas facile à dénicher et parfois payante, ou réservée à un cercle d’initiés (qui ont un compte).
Rester critique face au buzz : l’information sensationnelle n’a pas toujours été correctement vérifiée,  ou bien elle a pu être dévoyée en chemin. Et remonter aux sources n’est pas toujours chose facile ! C’est le travail du journaliste ou de l’historien – de l’enquêteur, quoi.
Voir « les nouveaux cheminements de l’information« .

3 La crédulité de l’internaute

Le savoir évolue,  il faut rester à l’écoute de ces changements. Mais par quoi se laisser convaincre ?
Quelques croyants en une cause ou en un procédé révolutionnaire qui publient avec enthousiasme seront beaucoup plus visibles qu’une foule de sceptiques qui se tait. Alors sur une nouvelle séduisante, adoptons la politique du doute (mais non pas du soupçon – Alexandre Serres in « Dans le labyrinthe« ) : analysons l’origine de l’information,  cherchons des preuves, des contre exemples, des références,  des détracteurs (et ceux là,  qui sont ils ?), bref, adoptons la démarche scientifique.
Voir aussi « la démocratie des crédules« .

4 Le paradoxe de la recherche

C’est celui qui connait le mieux son sujet qui fera la recherche la plus efficace… Normal, il a le vocabulaire, les concepts, il sait ce qu’il doit chercher et comment le chercher. Pour les autres, méthode et sérendipité sont les mamelles de la recherche  !

 Le plus efficace, finalement peut-être : commencer par chercher les experts – par le biais d’une encyclopédie par exemple – puis tracer leurs publications pour se constituer un corpus de documents. Là entrent en jeu les portails et autres moteurs spécialisés. (Comment gérer ce corpus – c’est une autre histoire ! En ligne : bookmarking avec Delicious et Diigo par exemple, sur le poste, Zotero peut faire merveille – après un temps de prise en main).

Voir  ITyPA 3 semaine 3 : la recherche avec Eva Sandri

Pour entrer dans la complexité de l’évaluation de la crédibilité d’une ressource sur Internet, voir le travail d’Alexandre Serres, de l’URFIST de Rennes (octobre 2012). On peut commencer à la page 71 – puis revenir au début pour approfondir…

Crédit photo : NASA et BU d’Artois

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Auteur : fsarto

Professeur en collège et formatrice TICE.

2 réflexions sur “Rechercher sur Internet : aiguiser son esprit critique

  1. L’auteur n’est pas cité, donc, c’est toi, Françoise. Eh bien, je ne suis pas d’accord avec cette idée d’experts qu’il faut suivre car plus compétents, d’ailleurs c’est aussi ce qui me gêne dans beaucoup d’approches de la veille. Derrière l’idée d’experts reconnus (par qui ?) – et j’y mets les universitaires, voire plus – se cachent beaucoup d’approches convenues, de fausses idées nouvelles, bref une élite du qu’en dira-t-on pseudo-intello. Le gars landa a parfois plus de bon sens et est capable – tous capables dit le GFEN – et la pire manie du moment est d’honorer ceux qui sont payés pour être savants.
    Nos élèves, les former à l’esprit critique, oui, mais d’abord être soi-même critique avec tout ce qui se prétend savant. La recherche est un processus qui est en chacun dès la naissance et qui demeure, quoi qu’en disent nos experts.

    • Ah Marie, que j’aime à retrouver ton esprit libre et aiguisé ! Rien de tel qu’une bonne controverse pour se remettre en question et avancer… et se relire, tout simplement. Pour se rendre compte que dans la conclusion manquait le rappel à tout ce qui a été dit avant – exercer son esprit critique !
      Oui à ta remarque sur les « savants » – qui peuvent aussi véhiculer leurs croyances dans des publications pourtant scientifiques. Mais le doute… un qui doute vaut mieux que 100 qui savent ; et la quête se poursuit.

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