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Le grand complot

On en parle un peu partout en ce mois de février 2016 : Internet, « l’augmenteur de réalité », voit fleurir les complots à tous les coins de blogs et autres réseaux sociaux.

Qui les dénonce, qui en fabrique, qui met en garde…

Un petit tour sur cette sphère, à commencer par l’Observatoire du conspirationnisme qui propose entre autres une vidéo de i-télé sur « Internet : la fabrique du complot » (Le grand décryptage) ; émission dans laquelle son fondateur, Rudy Reichstadt, était sur la plateau.

Marjorie Decriem, professeur documentaliste aux USA, a préparé pour ses élèves une « Introduction à la désinformation » avec une chouette infographie et une petite vidéo donnant les définitions de mésinformation et désinformation, et proposant quelques pistes pour exercer son esprit critique.

Taupe 10 sur Youtube présente les 10 théories du complot les plus véhiculées sur le Web.

Pour savoir tout, tout, tout sur le complot, suivez #DATAGUEULE 50.

Et jusqu’au gouvernement qui publie « On te manipule« , un article illustré d’images et de vidéos qui invite à « prendre du recul par rapport aux informations qui circulent ». Parce qu’elles circulent particulièrement vite et abondamment, sur les réseaux sociaux !

Mais le plus édifiant, à mon avis, c’est cette BD (dont je ne connais pas l’auteur) :

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La Webradio des DP3

Cette année en Découverte Professionnelle 3 heures, le « fil rouge » tourne autour de la webradio. Le projet, élargi à l’école faisant partie de notre Réseau d’Education Prioritaire, a été présenté au CARDIE d’Aix-Marseille, et reçu favorablement.

J’ai participé au MOOCdocTICE EMI (proposé par les documentalistes de Besançon en 2014) et, avec 4 documentalistes de différentes régions, nous avons travaillé en ligne à l’écriture d’un projet de webradio en classe en s’appuyant sur une veille nourrie au fur et à mesure de nos recherches. Nous avons proposé une séquence en particulier, « Enigmétiers« , que j’ai mise en œuvre à la rentrée 2015 avec les DP3.

Les professionnels de la radio : nos inspirateurs

Nous avons reçu un journaliste, une animatrice et un technicien de France Bleu Vaucluse dont les studios sont sur Avignon, pas loin du collège. Nous en avons retenu des méthodes d’interviews, d’écriture pour la radio, de rythmes dans une émission, d’astuces de montage. En conférence de rédaction, nous avons décidé des rubriques et de leur organisation, pour aboutir à un conducteur type pour nos émissions.

Notre webradio

Il était temps de donner un nom à notre production : Radio Dis-moi Tout était née ! L’émission des DP3 sera Dis-Moi les Métiers. Nous laissons le micro ouvert aux autres projets du collège – quand les collègues et les élèves seront prêts (on compte 40 projets pour cette année, dans notre établissement… certaines productions écrites sont visibles sur le site du collège). Micro ouvert également à l’école de rattachement Louis Pergaud.

Nous avons préparé quasiment en parallèle 3 émissions qui seront diffusées successivement, à partir de janvier (dès que les autorisations de diffusion des voix sont signées). Nous prévoyons ensuite la mise en ligne d’une émission Dis-Moi les Métiers toutes les 3 semaines, soit une dizaine pour cette année.

Notre matériel

  • Un ZOOM h4 (personnel) avec un pied et 4 cartes SD + un lecteur de cartes externe
  • 2 dictaphones numériques (et les smartphones des élèves si besoin)
  • 15 postes informatique en réseau avec un dossier partagé, Internet pour les recherches et Audacity pour le montage du son
  • un blog (WordPress) intégré à notre ENT
  • des cahiers pour prendre des notes

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Les fiches de travail et d’aide

Qui fait quoi ?

Les élèves font quasiment tout… Ma collègue de lettres et moi (nous co-intervenons pendant les 3 heures) contactons les professionnels et prenons les rendez-vous. Nous donnons quelques conseils et avis, des coups de main techniques et programmons l’organisation globale des séances. Jusqu’à présent, j’anime la conférence de rédaction et je récupère les fichiers audio pour les transférer sur le dossier partagé (parce que j’endosse le quota de données – j’ai un compte illimité…)

Nous décidons ensemble de la répartition du travail et discutons des angles de vue à adopter pour chaque sujet. Quand nous avons besoin d’idées, pour les jingles par exemple, nous pratiquons la méthode du brainstorming – très efficace ! Le rôle de secrétaire est endossé par les volontaires, pas toujours les mêmes. On sent malgré tout des spécialisations qui se font naturellement : les uns sont plus à l’aise au montage, d’autres préfèrent chercher les sons, et certains sont toujours partants pour interviewer ou pour parler au micro. La rédaction des articles, passage incontournable pour tous, semble un mal nécessaire…

Les difficultés

Le démarrage est long, si on veut une émission construite. Mais personne ne s’est ennuyé en attendant la première diffusion. Cent fois sur le métier ils ont remis leur ouvrage, et on sent les progrès ! Bref, c’est bien quand on a du temps, quand même…

Le plus long et compliqué, pour le moment, c’est le dérushage des interviews : les élèves ne se projettent pas suffisamment pour obtenir rapidement les réponses qui vont leur être utiles. Voilà le problème de notre temps : la technologie d’aujourd’hui nous permet l’abondance et l’on s’y noie. La frugalité obligerait à aller à l’essentiel – mais l’exercice est ardu !

Plus…

Participant à une (in)formation sur les usages responsables du numérique, j’ai choisi d’entrer dans la problématique par le projet… que j’ai illustré avec la webradio. On entre dans le cadre de l’Education aux médias et à l’information et de la formation du citoyen et analyses critiques, respect d’autrui et de soi-même, liberté d’expression y ont la part belle.

Michelange


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La pensée design au collège (2)

J’avais écrit une partie (1) l’an passé, voilà donc la partie (2), avec un bilan de ce qui s’est déroulé depuis. J’ai entre temps trouvé des raisons de persister dans mon projet d’introduire le design thinking au collège.

Préparation du terrain

La mise en projet des élèves – proposer un dispositif pour améliorer la vie – se fait à la suite de recherches sur des innovations technologiques existantes (exposés oraux par trinômes), afin de nourrir leur imagination. Ils ont aussi à s’interroger sur les attentes, les manques, les inconforts de leur entourage – et les leurs – dans un grand brainstorming en ligne.

Introduire le design thinking par l’histoire

J’ai suivi la progression proposée par F. Mauléon dans le MOOC Pensée Design de FBS. J’en ai profité pour faire un tour du côté de l’histoire des arts(cliquer sur l’image pour accéder au Prezi)

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Les élèves prennent des notes pendant que je commente la présentation (en 3 fois) ; à chaque pause, chaque équipe (de 4 à 6 élèves) prépare 3 questions sur ce qui vient d’être dit ; les équipes jouent ensuite entre elles – ce qui me permet de savoir ce qui a été compris et retenu…

Chaque élève, à partir d’une documentation, doit construire une « frise chronologique du design » en notant les 3 époques et en repérant 3 créations qui leur paraissent importantes.

Travailler les étapes

Toute la démarche est expliquée et illustrée sur un parcours d’e-learning (sur la plate-forme en ligne Chamilo). Les attendus y sont clairement définis à chaque étape.

Les équipes se sont constituées autour d’une thématique (dégagée à la suite du brainstorming) : il est très difficile à ce premier stade de leur faire comprendre que ce que j’attends d’eux est l’expression d’un problème, et pas une solution ! Je leur demande de constituer un dossier (travail de veille) autour de la thématique afin qu’ils s’enferment le moins possible sur un produit unique. Dossier qu’ils reviendront régulièrement abonder tout au long du travail, enrichissant ainsi leur culture technologique.

La méthode des « 5 pourquoi » donne parfois lieu à des réflexions en profondeur qui m’enchantent ! (Un « pourquoi oublie-t-on », par exemple, amènera un groupe de filles à se plonger dans les neurosciences…)

Le brainstorming débridé des solutions décalées suscitera  quelques franches rigolades – on n’a pas de voisins, tant mieux ! (Vous auriez pensé, vous, à élever des insectes xylophages pour vous débarrasser de vos taillures de crayons sans déranger la classe ? hein ?)

Certains ont pris en main Sketchup 3D pour dessiner leur solution (j’ai toujours eu un ou deux « spécialistes » par classe qui allaient aider les moins avertis), d’autres ont directement attaqué le prototype au carton et au scotch  ou avec quelque matériau de récupération rapporté pour la circonstance. J’ai eu aussi quelques très beaux dessins – et tous ont adhéré au storytelling.

On n’a pas eu le temps d’aller très loin dans les réalisations, la fin de l’année étant toujours grignotée par les épreuves d’entrainement, les voyages, les jours fériés… Ils ont quand même eu le temps de présenter leur travail au reste de la classe.

Bilan et suite

L’expérience a été concluante, du point de vue de l’ouverture culturelle et de l’acquisition des compétences que j’avais visées (travail collaboratif, organisation du groupe, gestion du temps, autonomie et prise en main des outils numériques en particulier). Cela a été l’occasion pour certains élèves à l’esprit créatif mais pas forcément scolaire de retrouver confiance en eux.

Je recommence cette année, et je pense ajouter un glossaire (à co-construire) et imposer les thématiques autour du développement durable (et plus particulièrement les 17 objectifs pour 2030 données par l’ONU) et introduire la classe inversée (mais c’est tellement difficile d’obtenir de nos élèves en REP qu’ils utilisent leurs écrans pour le travail…)

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Le travail collaboratif

De quoi parle-t-on ?

Je travaille sur le document très complet de Daniel Perrin Toinin « Notions et concepts du travail collaboratif » (académie de Besançon) et j’y trouve des définitions assez explicites qui m’amènent à distinguer le travail coopératif, sorte de puzzle où chacun élabore une pièce qui viendra s’ajuster à celles des autres pour former un tout, du travail collaboratif pour lequel chaque membre de l’équipe s’implique avec les autres dans toutes les phases de l’élaboration de la production finale. Parce que qui dit travail collaboratif dit production collective.

Je le présente aux élèves comme un projet où tout le monde avance en même temps : chacun va compléter (et corriger si besoin) le travail des autres.

L’apprentissage collaboratif

C’est au cours de cette co-construction que l’apprentissage se met en place : les connaissances, externes ou internes au groupe, sont partagées, discutées, intégrées si elles sont utiles.

François Taddei, dans son article « Les pratiques collaboratives« , analyse l’importance de la mise en place de cette compétence dans le milieu scolaire.

Le rôle du professeur

Suivant le niveau des apprenants, il peut conseiller des ressources et des pistes de travail, apporter des aides, éviter éventuellement au groupe de se fourvoyer. (Voir le rôle du tuteur – Jacques Rodet)

L’organisation par groupes de travail

Comment évaluer ce travail de groupe ? Qui évalue ? Quoi ? Puisqu’il y a production, je souhaite qu’il y ait aussi diffusion, et j’en définis la cible (a minima, la classe et le prof).

Je propose aux élèves de s’interroger sur les performances atteintes (et attendues, finalement – voilà mes objectifs ! Mais pour les élèves, je souhaite que ce soient des sources de satisfaction avant tout.)

  • sur soi-même : chacun a acquis des connaissances sur le sujet étudié, grâce aux informations recueillies lors des recherches, grâce aux échanges avec les autres membres du groupes, grâce aux précisions apportées par le professeur, et finalement grâce à ses propres réflexions sur toutes ces ressources.
  • sur le groupe : chaque membre a su apporter une contribution efficace à la production finale, tous ont été actifs et porteurs de progrès.
  • sur la cible : le groupe a su convaincre son public (voire le passionner et même l’éblouir😉 )

L’évaluation

Elle va porter sur ces 3 niveaux d’attente : les connaissances et compétences acquises individuellement (à moi de faire en sorte qu’elles correspondent à celles attendues par le programme), la conformité de la production finale au cahier des charges discuté en amont (lequel, s’il est bien conçu, doit induire un produit convaincant), l’efficacité du groupe – et c’est le plus difficile à mesurer (du coup, en général, ce sont les élèves eux-même qui font cette évaluation… j’ai piqué l’idée donnée par Marcel Lebrun en l’adaptant à mes classes de troisième : je leur attribue un nombre de points – calculé en fonction de leur activité globale – qu’ils ont à se partager selon leur implication. En général, ça se passe bien et honnêtement ; je me laisse le droit d’arbitrer les partages « influencés ».)

Les outils de travail collaboratif

On trouve de nombreuses proposition à ce sujet, notamment du côté des outils numériques – et c’est vrai qu’ils sont appropriés à ce type de travail.

Quelques exemples :

Les outils de l’URFIST de Rennes, déclinés sur une présentation :

Parmi les Outils Collaboratifs repérés par F. Navamuel, 5 outils en ligne gratuits et sans inscription

 Crédit photo : Pixabay


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MOOC Classe inversée à l’ère du numérique

Canopé propose ce MOOC sur FUN depuis le 18 Octobre 2015 ; les inscrits sont invités à travailler Viaeduc, le réseau des enseignants.

Cette première semaine, des groupes de 6 maximum doivent se constituer autour d’un thème, disciplinaire ou non. Voilà où en sont les avancées, notées sur une carte MindMup.

Et déjà plein de ressources et de pistes intéressantes, données par les formateurs, certes, mais aussi les MOOCeurs !

J’avais proposé une veille sur le sujet en septembre 2015 – bien maigre, je m’en rends compte !

Voilà donc quelques autres liens que je vais compiler ici :

Une présentation sur Prezi – surtout des ressources.

Un exemple de démarrage de cours, proposé à mes élèves de 3ème pour introduire la notion d’entreprise et préparer au stage d’observation d’une semaine :

  • La capsule vidéo réalisée avec Moovly
  • Le document papier à compléter

entreprise-legende

  • L’image interactive (enrichie) – pour aller plus loin – réalisée avec Thinglink

https://www.thinglink.com/card/743916000805650433

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